jeudi 18 octobre 2007

Tulum (3)

eh ben ouais !
un ananas givré ?! mais c'est impossible !

Le gîte et le couvert

Notre chambre, avant le carnage
tiens donc, on essaye de filer à l'anglaise avant la photo?
11ème commandement: tu te bâfreras dans l'allégresse
Il n'y a qu'un doigt de la coupe aux lèvres
AVANT (1er jour) / APRES (dernier jour)
Quand je vous disais qu'on avait bien mangé... J'en connais un qui n'aura pas que la peau sur les os. Tu nous fais un gros bébé Cadum, d'accord?

Session de rattrapage

mercredi 17 octobre 2007

Tulum intra muros






Après la visite des ruines sous un soleil hésitant, un taxi nous embarque direction le village. Encore ébouriffés par la beauté du site, nous abreuvons le chauffeur de nos louanges. Il nous encourage donc à faire un crochet par Chichen itza et Uxmal, les cités mayas les plus flamboyantes et jadis les plus prospères. Mais en toute sagesse, Camille préfère éviter de faire grimpette en haut des pyramides en plein cagnard, du moins tant qu’elle est enceinte. J’en profite pour glisser qu’après tout, Frida Kahlo et Trotsky (l’une boiteuse et l’autre sexagénaire) ont bien réussi à se hisser au sommet des pyramides de Teotihuacan (les plus hautes et les plus raides du Mexique). Il n’en fallut pas plus pour que notre sémillant chauffeur se lance dans le récit picaresque des tribulations mexicaines du bolchevik. Ses truculentes anecdotes, tirées de la biographie de Lazaro Cardenas (président mexicain de l’époque), ont drôlement distrait nos esprits engourdis. Ce véritable show « à l’améxicaine » valait bien 5 pesos de plus sur la facture !

Tulum (2)

Rideau levé & décor planté, hâtons-nous de faire entrer les protagonistes. Cam & Dam, Barbie & Ken, Adam & Eve, Sylvain & Sylvette, Bonnie & Clyde (always on the road), à vous de vous faire votre film. Le nôtre est déjà dans la boîte :D




Youpi Yucatan - Les Caraïbes avec Camille

Samedi en 6 à minuit je retrouvai Camille et sa bedaine à l’aéroport de Cancún (au fond maman tu n’as pas tort de l’écrire Cancoon car c’est un grand cocon conçu par et pour les américains). La ville en soi n’a rien d’attirant ni de repoussant, le cœur battant se trouvant dans la zone hôtelière, longue série de complexes plus ou moins hideux au bord de la lagune et face à la mer. On n’a même pas pris la peine d’aller vérifier, ça avait l’air calme comme St-Tropez un jour de canicule. Nous mettons donc les voiles au petit matin: 130 km au Sud, cap sur Tulum en pleine Riviera Maya, petit village d’apparence typique bien que parsemé de restos italiens, de cafés internet et de boutiques d’art indien (d’Inde!). La plage et les hôtels sont séparés du village par une épaisse forêt tropicale large de 3 km. C’est donc un havre de paix: nous y bivouaquerons 8 jours. Sans plus tarder, le droit à l’image. Commençons par le décor. Voici le jardin de l’hôtel Paraiso, voir aussi "jardin d'Eden" (la chute est dure, je confirme) :

...pédiluve...

...chambres doubles avec vue...


...parking...

...dortoirs collectifs...


...caféteria...

Confort sommaire, être habitué aux gîtes d'étapes et aux refuges de haute montagne.





mercredi 3 octobre 2007

Mon adresse

Su amable excelencia, el Señor Damian WOLFF
104 Calle Pachuca (interior 12)
Colonia Condesa - Delegacion Cuauhtemoc
06140 México DF

Des fois qu'on voudrait m'envoyer une carte de NYC...

hein? quoi?!

Alors voilà. J'ai souvent été pris de cours depuis que je me trouve ici. Soit je manque d'imagination soit les gens de ce pays en ont trop. Mexico c'est un peu comme une boîte de chocolats, on sait jamais vraiment à l'avance sur quoi on va tomber. Pourquoi tu me l'a jamais dit ça, maman?
Tout à l'heure vers 21h30, je marchais dans la rue en rentrant du cinéma, quand soudain coup, paf, plus de lumière. quand je dis plus rien je pèse mes mots. Not a watt. coupure d'électricité sur toute la colonia. Première réaction: je sors du ciné, j'étais trop longtemps dans le noir, je suis pas net. Deuxième réaction: ça va passer, ça arrive tout le temps les coupures de courant ici (environ 5 minutes une fois par semaine, parfois c'est l'eau aussi). En profitant du passage de quelques voitures aux phares allumés je réussis à me frayer un chemin, mais bon "1,2,3 Soleil" c'est vite gavant. Au bout du compte je fais tout le trajet jusqu'à chez moi à la chandelle de mon portable...
Sur le coup j'ai trouvé ça folklo. C'est simpa, ça change quoi. Les gens se permettent des trucs un peu plus loufoques que d'ordinaire, certains crient à leur fenêtre, d'autres vendent des bougies (la ville du business vous dis-je), les voituriers des restaurants se gaussent comme des malpropres pendant que les clients mangent et s'en foutent partout. C'est cool n'empêche, il suffit d'éteindre la lumière pour s'amuser ! Bientot j'organiserai une Black Out Party, ouh yeah !
Plus sérieusement, cette situation n'a rien d'étonnant. Les ménages mexicains ne payent pas d'impôts. Eh oui, ça nous paraît bizarre avec notre bouclier fiscal à 40%, mais c'est la réalité: l'énorme majorité des ressources de l'Etat fédéral provient du pétrole et... du pétrole. Et dans 20 ans on fait quoi? On raffine de la boue?
Bref tout ça pour dire que le Service Public ici, c'est un peu un miracle. Car comme dirait l'autre, comment on finance? on les trouve où les sous? Le Parlement vient certes d'adopter une réforme fiscale importante, mais elle ne concerne que les entreprises. Bref, quand j'en sais plus je vous tiens au courant. J'en reviens à l'objet premier de mon bavardage: la surprise. Pot-pourri de tout ce qui m'a pris à la dépourvution au jour d'aujourd'hui:

- le métro. il s'arrête à chaque station comme tous les métros bien élevés. mais en plus de ça, il s'arrête très souvent entre les stations, en plein tunnel, quelques secondes voire quelques minutes. plusieurs hypothèses: 1) il y a des feux, pour laisser passer les autres métros qui croisent la ligne 2) les chauffeurs de métros, tous narcoleptiques, sont sujets à des pertes fréquentes de tonus musculaire 3) le ticket de métro coûte 2 pesos (1 ancien franc) CQFD
- les toilettes. Le saviez-vous? A côté des waters se trouve systématiquement une poubelle. Késako? A mexico on ne dépose pas son vote dans l'urne, cela risquerait de boucher les canalisations, trop étroites... alors on met tout dans la poubelle, super hein? ça paraît crade au début mais on se fait à l'idée.
- à emporter. Une fois, avant de prendre le bus pour la fac, je mangeais dans une taqueria (cantine de tacos) d'un quartier populaire. Avant de partir, je demande au gars de me donner un Coca à emporter. "Je te le mets dans un sac plastique, joven?" qu'il dit, je réponds que oui. Le type revient 2 minutes plus tard avec à la main un sac plastique transparent, rempli de coca (il avait versé la bouteille dedans), perçé d'une paille pour le boire !!! j'étais mort de rire... je me suis trimballé avec ce pochon pendant 10 minutes, pas du tout pratique.. les gens ont dû penser que je buvais l'eau de mon poisson rouge

A SUIVRE (là je suis un peu fatigué)