mercredi 3 octobre 2007

Mon adresse

Su amable excelencia, el Señor Damian WOLFF
104 Calle Pachuca (interior 12)
Colonia Condesa - Delegacion Cuauhtemoc
06140 México DF

Des fois qu'on voudrait m'envoyer une carte de NYC...

hein? quoi?!

Alors voilà. J'ai souvent été pris de cours depuis que je me trouve ici. Soit je manque d'imagination soit les gens de ce pays en ont trop. Mexico c'est un peu comme une boîte de chocolats, on sait jamais vraiment à l'avance sur quoi on va tomber. Pourquoi tu me l'a jamais dit ça, maman?
Tout à l'heure vers 21h30, je marchais dans la rue en rentrant du cinéma, quand soudain coup, paf, plus de lumière. quand je dis plus rien je pèse mes mots. Not a watt. coupure d'électricité sur toute la colonia. Première réaction: je sors du ciné, j'étais trop longtemps dans le noir, je suis pas net. Deuxième réaction: ça va passer, ça arrive tout le temps les coupures de courant ici (environ 5 minutes une fois par semaine, parfois c'est l'eau aussi). En profitant du passage de quelques voitures aux phares allumés je réussis à me frayer un chemin, mais bon "1,2,3 Soleil" c'est vite gavant. Au bout du compte je fais tout le trajet jusqu'à chez moi à la chandelle de mon portable...
Sur le coup j'ai trouvé ça folklo. C'est simpa, ça change quoi. Les gens se permettent des trucs un peu plus loufoques que d'ordinaire, certains crient à leur fenêtre, d'autres vendent des bougies (la ville du business vous dis-je), les voituriers des restaurants se gaussent comme des malpropres pendant que les clients mangent et s'en foutent partout. C'est cool n'empêche, il suffit d'éteindre la lumière pour s'amuser ! Bientot j'organiserai une Black Out Party, ouh yeah !
Plus sérieusement, cette situation n'a rien d'étonnant. Les ménages mexicains ne payent pas d'impôts. Eh oui, ça nous paraît bizarre avec notre bouclier fiscal à 40%, mais c'est la réalité: l'énorme majorité des ressources de l'Etat fédéral provient du pétrole et... du pétrole. Et dans 20 ans on fait quoi? On raffine de la boue?
Bref tout ça pour dire que le Service Public ici, c'est un peu un miracle. Car comme dirait l'autre, comment on finance? on les trouve où les sous? Le Parlement vient certes d'adopter une réforme fiscale importante, mais elle ne concerne que les entreprises. Bref, quand j'en sais plus je vous tiens au courant. J'en reviens à l'objet premier de mon bavardage: la surprise. Pot-pourri de tout ce qui m'a pris à la dépourvution au jour d'aujourd'hui:

- le métro. il s'arrête à chaque station comme tous les métros bien élevés. mais en plus de ça, il s'arrête très souvent entre les stations, en plein tunnel, quelques secondes voire quelques minutes. plusieurs hypothèses: 1) il y a des feux, pour laisser passer les autres métros qui croisent la ligne 2) les chauffeurs de métros, tous narcoleptiques, sont sujets à des pertes fréquentes de tonus musculaire 3) le ticket de métro coûte 2 pesos (1 ancien franc) CQFD
- les toilettes. Le saviez-vous? A côté des waters se trouve systématiquement une poubelle. Késako? A mexico on ne dépose pas son vote dans l'urne, cela risquerait de boucher les canalisations, trop étroites... alors on met tout dans la poubelle, super hein? ça paraît crade au début mais on se fait à l'idée.
- à emporter. Une fois, avant de prendre le bus pour la fac, je mangeais dans une taqueria (cantine de tacos) d'un quartier populaire. Avant de partir, je demande au gars de me donner un Coca à emporter. "Je te le mets dans un sac plastique, joven?" qu'il dit, je réponds que oui. Le type revient 2 minutes plus tard avec à la main un sac plastique transparent, rempli de coca (il avait versé la bouteille dedans), perçé d'une paille pour le boire !!! j'étais mort de rire... je me suis trimballé avec ce pochon pendant 10 minutes, pas du tout pratique.. les gens ont dû penser que je buvais l'eau de mon poisson rouge

A SUIVRE (là je suis un peu fatigué)

samedi 29 septembre 2007

Flemme olympique

Là je devrais être en train de brûler tous mes neurones sur ma dissert d'histoire, mais ya rien à faire, je me sens oisif. J'ai jugé plus malin de regarder "le père noël est une ordure" en boucle... à quoi sert-il encore de lutter? 15 pages à vomir pour lundi et pas l'ombre d'un sujet ... :D
J'en connais que ça doit indigner. Je suis au bout du rouleau, c'est une catastrophe thérèse

mercredi 26 septembre 2007

Photos 6

spéciale dédicace à André Breton
une de cte ouf-malade, neta




" Ramdam", la photo !

Photos 5



puits d'eau douce, pour se laver

vue de la plage depuis l'auberge (je viens de réaliser que j'ai pas encore précisé que l'auberge est construite sur une bande de sable, entre la lagune d'eau douce et l'océan! il y a de l'eau des deux côtés, c'est vraiment exceptionnel, voire carrément sensas')
mais où est passé milou?

Photos 4

expédition en lancha, départ de la lagune, direction la mangrove sinueuse peuplée de crocodiles.
indiana jones. tellement fort qu'il rame avec les pieds
hotel abandonné, tous à l'eau !

Keep going, Cap'tain Kirk

Photos 3

tribord
duo de saltimbanques errant sur la plage. au départ on avait signé pour une chanson, mais fatalement on y a pris goût... on a rallongé jusqu'au dessert :) un diner spectacle aux premières loges ça se refuse pas hein? on a eu droit à des sérénades d'amoooor (Besame mucho, Paloma querida, Ella, Ojala que te vaya bonito & co)

NE PAS DIFFUSER, je voudrais pas qu'ils soient poursuivis pour plagiat de Gipsy Kings.
mama fabi avec les morpions de l'aubergiste! on s'est bien marrés avec eux, ils n'ont pas de jouets, pas d'habits, mais sont toujours heureux. On dirait ses propres fils nan?

Antoniooo (on dirait kirikou!). La grosse blague de son papa c'était de l'appeler Mar Antony (parce qu'il grandit à la mer), en référence à Marc Anthony, le novio de J-Lo très connu en Amérique Latine. Je crois que j'ai percuté au bout de la 5ème fois. Je comprends vite quand on m'explique longtemps...

Photos 2

happy feet
on fait genre ça bosse, mais ça se poile 24/7
mama fabi
festin de fruits de mer frais :D la régale du ventre!
camarones empanizados y al mojo de ajo (beignets de gambas et crevettes à l'ail, comme celles d'osita) cangrejos (crabes entiers), caldo "Vuelve a la vida"de mariscos y pulpos (soupe de poulpes et de poissons, bien relevée), pescados asados y empapelados, etc. Mais voyons, que serait un repas mexicain sans tortillas ni sauces piquantes??? tout juste un fade bourre-bide
Le tout à un prix dérisoire (genre 4 euros par tête). en fait le deal c'est qu'on payait seulement la bouffe, et ils nous logaient gratieusement. on s'est pas ruinés :)

babord

Photos 1

fabiola est heureuse de vous présenter le gnome jesse, on vous le vend au juste prix
buvons à la santé du bon roi King Louie! Noix de coco pour tout le monde
de gauche à droite: Manuel (pérou), seb (france), julia (allemagne), christina (soeur de julia), flora (france), jesse (canada), fabiola (mexique)
+ Charlotte !


mardi 25 septembre 2007

Baptême de Pacifique

Arrivés de nuit sur les berges de la lagune de San Jeronimo, ciel époustouflant, jamais vu autant d'étoiles. On meugle dans ce beau silence pour réveiller le gondolier de notre auberge. "Capitaaaan!". Un peu tombé du hamac, le groom lacustre nous embarque dans sa lancha (barque en bois). Waouh, là des dizaines de bancs de poissons jouaient aux dauphins autour de nous ! c'était hallucinant, ils sautaient super haut dans l'air. Avant j'aurais jamais conçu l'éventualité de pêcher avec un filet à papillons. Selon le guide du Routard et un camarade francophile, André Breton aurait un jour déclaré ne pas supporter le Mexique, seul pays assez arrogant pour se révéler plus surréaliste que ses oeuvres. Le cartésien refoulé n'avait pas digéré qu'une vache tombe d'un pont sur le capot de son taxi. meuuuh! quel veau cet André, moi je me suis pas vexé avec le coup des poissons
Faut préciser que ce voyage a été organisé de A à Z par Fabiola, notre amie mexicaine, qui a l'habitude de venir sur cette plage en vacances. Ici on réserve pas, d'ailleurs l'auberge n'a pas de téléphone, ni d'électricité. c'est bien reculé. On en avait tous marre de Mexico City, de la masse et de la pluie. Du coup ça tombait bien. On n'était pas sûrs d'avoir de la place dans l'auberge, mais ça se tente! In situ, il s'est avéré que l'ouragan avait soufflé l'étage de la paillotte. Sacrés loustiques ces deux-là, Dean et Félix. Résultat des courses: plus de chambres jeje, nous autres 12 avons donc nonchalamment squatté les hamacs pendant 3 nuits, grandiose... trop la classe! De toute façon, cette nuit-là, on avait pas prévu de dormir :) Ce brave Bernardo (qui s'est plus tard révélé être un dangereux cleptomane) nous a allumé un feu sur la plage avec des noix de coco vidées. On a un moment pensé à griller des tortues de mer, mais comme c'est long à plumer, on a préféré les chamallows. A quelques mètres, le Pacifique grondait ~~~~ drôle de nom pour un océan si peu paisible
voila, maintenant que le décor est planté, il ne vous reste plus qu'à vérifier si les photos correspondent bien à ce que vous avez imaginé!
un soleil qui se lève

l'auberge côté lagune (je compte 85 cocos, et vous?)

l'auberge côté plage

les hamacs